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Internet - littérature, même combat?
L'association des deux idées peut sembler ina ppropriée, et pourtant il existe de nombreux sites du Web qui devraient à tout le moins intriguer sinon interpeller les amateurs de lecture. Mais sur Internet tout a évidemment un autre goût. Prenez "Le Bal du Prince", par exemple. A l'URL "http://www-stud.enst.fr/~kaplan/CP/bdp/bdp.html", vous trouverez un récit d'une page environ. Il narre les aventures d'une demoiselle désireuse de s'attirer les grâces du Prince Rodolphe. Lisez-le. Chaque page suivante vous proposera une, deux ou trois possibilités de suite: choisissez celle qui vous convient et con tinuez. Vous recevrez au fur et à mesure une appréciation sous forme de points de séduction. Le principe de cette lecture ludico-interactive est simple mais le succès peu facile: sur les 5516 premières personnes à avoir tenté l'aventure, seules 156 ont réussi à séduire le Prince... Avec "Clara: le cyber-roman" ("http://www.allaban.fr/wdud/cn/fr/cybnovel.htm"), l'interactivité de l'écriture prend un autre visage. Au départ d'un début de texte proposé, l'auteur suggère à chaque internaute de rédiger une suite. Brève, longue,... à vous de choisir. Le gestionnaire du site sélectionnera la proposition la plus séduisante et la replacera sur le Web, chacun ayant à nouveau la possibilité de suggérer la partie suivante. A la fin, sans présager de la qualité du roman, ce sera probable ment l'Ïuvre littéraire la plus internationale et réalisée par le plus grand collectif d'auteurs. A noter que "Clara: le cyber-roman" existe aussi en anglais. La partie initiale du récit était la même: il sera amusant de comparer les épilogues.
Zi French Song
Si vous vous intéressez à la chanson française, vous devez visiter le "French Music Database" ("http://www.sirius.com/~alee/fmusic.html"). Ce site est géré par un jeune américain... qui a bien du mérite à proposer autant de liens d'accès et d'informations diverses (le top 50 français, le top 10 québécois,...) au départ du Nouveau Continent! Surtout qu'il semble s'y connaître, le bougre, en dressant une liste où figurent des noms pas vraiment d'actualité comme Ange, Brigitte Fontaine ou Malicorne. La chanson française d'origine belge y est bien représentée (Arno, Beaucarne, Benny B., Brel, Lafontaine, Leopold Nord et Vous, Maurane, Axelle Red...) mais comporte une absence de taille: celle de ce bon vieux Pierre Rapsat...
Le marketing belge n'a pas la frite!
En théorie, il aurait été plus facile à l'eau de Spa qu'à celle de Perrier de s'imposer au Monde: ne dit-on pas "a spa" en anglais pour désigner une ville d'eau, une station thermale voire une source minérale? Mais voilà, certains maîtrisent mieux les techniques de marketing que d'autres. De la même manière, on peut se désespérer d'entendre les américains parler de "French Fries" quand ils devraient évoquer avec délice nos merveilleuses frites nationales. A en croire certaines infos glanées au départ du site "The Official French Fries Page" ("http://www.select-ware.com/fries/"), il semble que la confusion vienne de la première guerre mondiale quand les GI's se sont vus proposer - par des francophones belges - de délicieux petits bâtonnets de pommes de terre passés à l'huile. S'ils étaient "tombés" sur des Flamands, les américains parleraient probablement aujourd'hui de "Flemish Fries" ("frites flamandes") voire de "Dutch Fries" ("frites néerlandaises"). De frite belge, il ne sera probablement jamais question.